Les erreurs de langue les plus fréquentes

Nous faisons toutes et tous des erreurs de langue, c’est inévitable.
La langue française est pleine de règles et d’autres subtilités qui deviennent rapidement un véritable casse-tête.
Le but de cet article de blog est d’exposer les erreurs de langue les plus fréquentes.
Nous allons apprendre à les identifier, les corriger et ainsi améliorer notre niveau de français.

  • « Se » est utilisé pour un verbe pronominal (« se coucher », « se laver », …) alors que « ce » est un pronom démonstratif qui désigne « celui-ci » (« ce verre », « ce manteau », …).

  • Le participe passé « fait » est toujours invariable devant un verbe à l’infinitif.

  • « Se souvenir » et « se rappeler » sont synonymes mais se construisent différemment.
    « Se souvenir » se construit avec « de » (« je me souviens de mon enfance ») tandis que « se rappeler » exige un COD (Complément d’Objet Direct) (« je me rappelle mon enfance »).

  • « Prêt » est suivi de la préposition « à » tandis que « près » est employé avec la préposition « de » et peut être remplacé par « sur le point de » (« je suis prêt à faire la vaisselle », « je suis près de craquer »).

  • Les adjectifs issus des verbes finissant en « -guer » s’écrivent toujours « -gable », sauf « distinguable » qui prend un « u ».

  • Une « suggestion » est une idée, une pensée.
    La « sujétion » décrit un état de dépendance, d’asservissement.

  • Le mot « scénette » n’existe pas, on dit « saynète ».

  • « Quoique » ou « quoi que » : si l’on peut remplacer l’expression par « bien que », il faut écrire « quoique » en un seul mot.

  • Même suivi d’un nom masculin, le mot « espèce » est toujours féminin (« une espèce d’homme »)

  • Le mot « soi-disant » est formé sur le pronom personnel « soi », il ne prend donc jamais de « t ».
    Disant est également toujours invariable.

  • Il y a souvent une confusion entre le futur et le conditionnel à la première personne du singulier (« je dirai » au lieu de « je dirais »).
    Pour ne plus commettre de fautes, il faut passer le verbe à la première personne du pluriel.
    Si l’on obtient « nous dirons », il s’agit du futur, et « dirai » ne prend pas de « s ».
    Si l’on obtient « nous dirions », c’est du conditionnel, et « dirais » prend un « s ».

  • « Nombre de » et « quantité de » s’écrivent toujours au singulier.

  • Une « décennie » correspond à une période de dix ans, tandis qu’une « décade » à une période de dix jours.

  • « Parmi » s'écrit toujours sans « s », tandis que hormis s'écrit toujours avec un « s ».

  • Le verbe « visiter » s’utilise principalement pour un lieu ou un monument.
    Pour une personne, on utilise plutôt « rendre visite » ou « aller voir quelqu’un ».
    On peut néanmoins utiliser le verbe « visiter » pour une personne dans certaines expressions figées (compassion, charité ou si cette dernière est souffrante : « visiter un prisonnier qui est au bagne ou une personne malade »).

  • Les mots « vingt » et « cent » s’accordent s’ils sont précédés mais non suivis d’un chiffre (« deux cents », « trois cents », « quatre-vingts »).
    S’ils sont suivis d’autres chiffres, ils ne s’accordent plus (« quatre cent seize », « quatre-vingt-dix »).

  • « Mille » est toujours invariable, sauf si on l’utilise en tant qu’unité de longueur (« deux mille euros», « je suis à vingt milles de chez toi »).

  • « Quand même » est une locution conjonctive (« il fait quand même beau aujourd’hui »).
    Il ne faut pas confondre avec « comme même », qui est la succession de la conjonction de subordination « comme » et de l’adverbe « même », qui est synonyme de « puisque même », « parce qu’aussi » (« comme même son amie était absente, il décida de rentrer chez lui »).

  • On n’écrit pas « et bien », mais « eh bien ».

  • Les mots « Lune » et « Soleil » prennent une majuscule lorsqu’ils font la référence à l’astre.
    Dans des expressions « être dans la lune », « le soleil de mes jours », …, ces deux mots ne prennent pas de majuscules.

  • On dit la « seconde guerre mondiale » car il n'y en a pas de troisième.
    Si un jour, il y en a une troisième, alors on dira la « deuxième guerre mondiale ».

  • Les jours et les mois ne prennent pas de majuscules.

  • Les gentilés prennent une majuscule (« les Français », « les Picards », …), tandis que les noms de langues n’en prennent pas (« je parle français », « il apprend l'anglais », …).

  • On ne dit pas « malgré que », mais « bien que » ou « malgré le fait que ».

  • « Avoir tort » s’écrit avec un « t ».
    Il ne faut pas confondre avec « tord », qui est la troisième personne du verbe « tordre » au présent de l’indicatif.

  • Avec « après que », on utilise l’indicatif et non le subjonctif (« après que je suis tombé »).

  • Attention aux confusions entre « être censé » (être supposé) et « être sensé » (avoir de la logique ou du bon sens).

  • De même entre « bailler » (donner), « bayer » (rêvasser) et « bâiller » (chose entrouverte ou ce que l’on fait quand l’on est fatigué).

  • Il existe aussi des confusions entre « subi » (participe passé de « subir ») et « subit » (soudain).

  • Ne pas confondre l’adjectif « séant » (convenable, décent), le nom « séant » (partie du corps sur laquelle on s’assoit), l’adjectif

« seyant » (se dit d’un vêtement qui va bien) et « céans » (adverbe qui signifie « ici, dedans »).

  • « Avoir à faire » ou « avoir affaire » ?
    Si l’on peut remplacer l’expression par « avoir à réaliser » ou « avoir à refaire », c’est « à faire ».
    « Avoir affaire » est toujours suivi de la préposition « à ».

  • « Demi » s’accorde en genre (« une heure et demie ») mais jamais en nombre (« trois jours et demi »).
    Il est toujours invariable s’il se trouve avant le nom (« une demi-heure »).

  • Avec « lorsque », l’élision se fait uniquement devant « on », « en », « il(s) » et « elle(s) » (« lorsqu’elle rit »).

  • Lorsque l’on veut signifier le mouvement des personnes qui font l'action, on doit utiliser « être allé quelque part » et non « avoir été quelque part » (« je suis allée au marché » et non « j'ai été au marché »).

  • « Çà et là » prennent des accents.

  • On écrit « elle s’est rendu compte » et « ils se sont rendu compte ». Le participe passé, dans cette expression précise, reste toujours invariable.

  • Attention aux confusions entre « détoner » (produire une détonation) et « détonner » (qui signifie chanter faux, ne pas être en harmonie avec le reste).

  • De même entre « s’égayer » (s’amuser, se divertir) et s’égailler (se disperser, s’éparpiller).

  • Tout comme entre une « ballade » (une composition poétique et une « balade » (une promenade).

  • Ainsi qu’entre un « martyre » (un supplice) et un ou une « martyr(e) » (l’homme ou la femme qui subit le martyre).

  • Il faut faire la différence entre « hiberner » (état de profonde léthargie) et « hiverner » (passer l’hiver à l’abri en attendant le printemps).

  • On utilise « parti » (masculin) dans les expressions « prendre parti » ou encore « tirer parti » tandis que l’on utilise « partie » (féminin) dans les expressions « faire partie » ou encore « prendre à partie ».

  • On emploie le verbe « pallier » sans la préposition « à » (« on pallie quelque chose » et non « on pallie à quelque chose »).

  • « À l’instar » est un synonyme de comme.

  • Dans l’expression « être légion », « légion » reste au singulier.

  • Dans les expressions « le plus possible » ou « le moins possible », possible ne prend pas de « s ».

  • Avec le mot « question », on utilise le verbe « poser » et non « demander ».

  • « Naguère » signifie « il n’y a guère de temps » et indique un passé proche.
    Ce n’est pas un synonyme de « jadis » ou « autrefois », qui renvoient à des temps reculés.

  • Le mot « pécuniaire » (attrait à l’argent) est identique au masculin et au féminin.

  • Le verbe empirer ne s’écrit pas avec un « s’ » (« la situation empire ».

  • Une « alternative » est un choix entre deux possibilités. On ne met jamais ce mot au pluriel et on ne l’utilise pas pour parler de solution de remplacement.

  • Le mot « conséquent » signifie qui agit ou raisonne avec esprit, avec cohérence ou logique (« un raisonnement conséquent »)
    Cet adjectif n’est pas un synonyme d’important ou de considérable.

  • Les points cardinaux (nord, sud, est, ouest) ne prennent pas de majuscules.
    Ils en prennent une que s’ils désignent une région (« j’ai passé mes vacances dans l’Ouest »).

  • Le verbe « débuter » n’est jamais suivi d’un COD (« il débute dans l’entreprise »).

  • On utilise les verbes « apporter » et « emporter » pour des choses inanimées, concrètes ou abstraites.
    À l’inverse, on utilise les verbes « amener » et « emmener » pour des choses animées (humains et animaux).

  • On dit « aller chez le médecin » et non « aller au médecin ».

  • On accorde le mot « même » s'il est un adjectif et synonyme de « pareil » ou « semblable ».
    Il ne s'accorde pas s'il s'agit d'un adverbe, synonyme de « aussi », ou « bien que ».

  • On dit que l’on « arrive le premier » et non que l’on « arrive en premier ».

  • On utilise l’expression « au niveau de » uniquement lorsqu'on parle de la hauteur de quelque chose (« il y a de l’eau au niveau du premier trait du récipient »).

  • Il ne faut pas confondre le mot « emprunt » (issu du verbe « emprunter ») et « empreint » (participe passé d’« empreindre »).

  • Pour exprimer une condition ou une hypothèse, on ne met jamais de conditionnel directement après un « si » hypothétique (« si j’avais su » et non « si j’aurais su »).

  • Attention, dans certains cas, des adjectifs peuvent servir d’adverbes et sont donc invariables (grand, cher, lourd, cru, fort, …) (« cette télévision coûte cher », « une lettre écrit petit »).

  • Il existe parfois une confusion entre « au vu de » et « en vue de ».
    « Au vu de » signifie « compte tenu de ».
    « En vue de » signifie « afin de » ou « dans le but de ».
    Dans les deux cas, il est invariable.

  • Le verbe « avérer » signifie « reconnaître ou faire reconnaître pour vrai » (« les faits sont avérés ») ou « se révéler en réalité » (« l’enquête s’est avérée difficile »).
    Il ne peut donc pas s’employer sous la forme « la rumeur s’est avérée fausse ».

  • On dit « étancher » et non « étanchéifier » (« la piscine est percée, il faut étancher son plastique »).

  • « Décapiter » signifie « trancher la tête de quelqu’un ».
    C’est le corps qui est privé de tête (« on a retrouvé son corps décapité » et non « on a retrouvé sa tête décapitée »).

  • « Risquer » signifie « s’exposer à un danger éventuel ou à une situation désagréable. On ne dit donc pas « il risque de gagner ».

  • Il ne faut pas oublier de mettre un espace entre les mots et les caractères typographiques suivants : « ; », « : », « ! » et « ? ».

  • Sur la page suivante, une infographie reprenant les pléonasmes (répétitions de mots ayant le même sens) les plus couramment utilisés.

  • Ci-dessous, une infographie reprenant les pléonasmes (répétitions de mots ayant le même sens) les plus couramment utilisés :

Infographie sur les pléonasmes

Sources : larrouse.fr, projet-voltaire.fr, superprof.fr, parlez-vous-french.com, linternaute.fr, lalanguefrancaise.com, francaisfacile.com, academie-francaise.fr.